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10 choses que je déteste sur Twitter

13 mai

Mise en garde : ce billet ne parle pas de cuisine. Peut-être bien si, après tout, quand on prend le temps de réfléchir à la recette qu’il y a derrière le réseau qu’est devenu Twitter. Une fois n’est pas coutume, voici un petit billet d’humeur, car je ne fais pas que cuisiner dans la vie, j’ai aussi des opinions. Si ça ne vous intéresse pas, passez votre tour, je ne vous en tiendrai pas rigueur!

Avant même d’exposer une quelconque critique de ce que l’on retrouve sur Twitter, une précision s’impose. J’aime bien Twitter et ce qu’on y découvre, minute après minute. À certains moments, c’est un fil de presse intéressant et très efficace. Cependant, pour les bonnes choses qu’on y déniche, on doit consommer, littéralement, quelques médiocrités ou faire face à quelques comportements éthiquement douteux. Il y a bien 10 choses que je déteste de Twitter, à différents degrés… Ce n’est peut-être pas nouveau, mais ça fait du bien d’en parler. N’est-ce pas ça la « philosophie » Twitter? En bref, voici un petit billet « humeur » en ce vendredi 13!

1. La surenchère

« Je suis sur le point d’atteindre 500 abonnés… aidez-moi à y arriver d’ici le weekend. » Qu’est-ce que ça change? Sincèrement, dans votre vie professionnelle et personnelle, votre estime est-elle réellement reliée au nombre d’abonnés que vous avez? Est-ce que le nombre d’abonnés qui vous suivent a une influence sur votre pertinence? Malheureusement, c’est peut-être dans votre tête seulement que ça se passe.

2. Les stratégies

Parfois implicites ou parfois explicites. Si vous me suivez simplement pour que je vous suive en retour, vous risquez d’être déçus. Que vous soyez un politicien, une entreprise ou une marque de commerce, je vous suivrai avec plaisir… si ça m’intéresse. Point. Pas besoin de faire des stratégies d’addition et de soustraction dans votre liste d’abonnés pour y arriver.

3. Les fautes d’orthographe

Personne n’est à l’abri d’une petite coquille ici et là. Mais quand vous arrivez à inclure 5 ou 6 fautes d’orthographe dans un message de 140 caractères, on peut se poser des questions! Oui, Twitter, c’est l’instantanéité, le commentaire en temps réel, l’éphémérité, la vélocité, mais rien ne vous empêche de vous relire. Ça pourrait même bonifier vos compétences transversales.

4. Les #ff et les #jeudiconfession

À quoi ça sert ces trucs? À vous amuser. Ok.

5. Les #hashtagsquinenfinissentplus

Pourquoi mettre dans chaque singulier tweet un hashtag qui ne mène finalement nulle part, parce que vous êtes le seul à l’utiliser? Je me sens parfaitement analphabète quand je tente de déchiffrer certains de ces mots-clés #tropcestcommepasassez. Pourtant, à certaines occasions, le hashtag est tout particulièrement efficace. Dernièrement, lors d’une conférence à laquelle j’assistais, on pouvait poser nos questions aux conférenciers directement sur Twitter en utilisant un hashtag précis, court de surcroît. Voilà une utilisation efficace et simple. Les émissions de télé utilisent aussi à bon escient ces mots-clés pour créer le dialogue. Oui, donc, aux hastags qui font sens, #nonauxhashtagsquisontjolisseulement.

6. Les gens qui parlent quand ils n’ont rien à dire

Nous sommes tous l’impertinent de quelqu’un d’autre. Au-delà de cette constatation, l’impertinence se concrétise parfois de bien triste façon. Certaines personnes parlent beaucoup et souvent sur Twitter, pour finalement ne dire que peu de choses. C’est dommage, mais on s’en fiche un peu que votre laveuse ait rendu l’âme hier soir.

7. L’événement qui n’en est pas un

Tout n’est pas matière à événement, sur Twitter et ailleurs.

8. La haine

Sur Twitter, il y a les chicanes de cours d’école, mais aussi une porte ouverte parfois sur une haine beaucoup plus profonde. Les débats sont constructifs, pour peu que les débatteurs ne regardent pas que leur nombril. On gagnerait tous à juger un peu moins vite, et à réfléchir avant d’écrire…

9. Le billet qui s’en vient

Bloguer, ça gobe du temps, surtout quand on le fait en périphérie de notre occupation professionnelle. On en est tous conscients. Un collègue m’a si justement dit quand j’ai lancé mon blogue : « Maintenant que tu as créé la bête, il faut la nourrir! » Mais entendons-nous pour dire que la terre n’arrêtera pas de tourner si je ne publie aucun billet pour les deux ou trois prochaines semaines; elle ne le fera pas non plus si je n’en publie plus jamais. Sur Twitter, plusieurs blogueurs promettent des billets, expliquent pourquoi ils n’ont pas eu le temps hier de les rédiger, qu’ils s’activeront ce soir sans faute pour nous combler, que l’attente ne sera plus interminable, etc. Guy A. Lepage soulignait dernièrement, sur Twitter toujours, cette manie vraiment agaçante qu’ont les blogueurs de tout centrer sur eux. « Ne vous mettez pas cette pression », disait-il avec humour. On ne peut qu’être d’accord avec lui. Publiez des billets quand bon vous semble, on les lira quand bon nous semble, si ça nous intéresse. C’est bien de nous faire savoir qu’un nouveau billet est en ligne, mais pas besoin de nous l’annoncer deux semaines avant sa publication. En bref, on n’a pas besoin de savoir que le processus est pénible pour vous et que vous ne le faites peut-être pas pour les bonnes raisons. Serait-ce qu’on ne fait plus lire Rainer Maria Rilke au cégep…? Cherchez un peu ce que je veux dire par là, ça enrichira ça aussi votre culture personnelle.

10. Le vedettariat

Plusieurs personnalités publiques sont très intéressantes à suivre sur Twitter. Des propos pertinents, des pistes de réflexion, un peu d’humour ou d’ironie, des liens et des anecdotes. Pour certaines personnes moins connues (lire des gens ordinaires), qui aspirent à une célébrité vite faite, bien faite, Twitter revêt parfois des airs de télé-réalité. Certains semblent y vivre leur dix minutes de gloire. Ne vous croyez pas plus importants que vous ne l’êtes; votre nombre d’abonnés n’étant pas une mesure infaillible de votre succès. Cette petite dose d’humilité vous rendra d’autant plus sympathique.

Sur ce, je m’en vais tweeter!