
Récemment, pour préparer un repas d’anniversaire, je me suis mise au défi de créer LE plat parfait, celui dont les saveurs s’harmoniseraient à la quasi-perfection et dont la réalisation ne serait pas démesurément complexe. L’épreuve n’était pas sans intérêt, et elle était un brin ambitieuse. Cinq découvertes et autant de trucs plus tard, l’assiette était servie.

UN — Pour un effet monstre, il faut toujours prendre les mots au pied de la lettre. Concrètement, lorsqu’on nomme un plat, il faut être à la fois précis et juste assez poétique. Sans toutefois sombrer dans la condescendance. Rien ne sert de complexifier à outrance une formule qui peut s’avérer criante de simplicité. Inutile également de nommer chacun des ingrédients qui composent le plat. Ce n’est pas une liste d’épicerie qu’on rédige, mais bien un menu! À partir de ces ni trop vagues ni trop précises réflexions, j’ai donc décidé de nommer mon plat : magret et foie gras de canard aux épices, sauce aux raisins bleus et caramel de Banyuls, sur purée de pommes de terre au Riopelle de l’Isle.
DEUX — Le canard, autant le magret que le foie gras, se marie parfaitement bien avec les épices. Un mélange de cannelle, de clous de girofle, de cardamome, de muscade et d’anis étoilé, moulu à l’instant, permet de rehausser toutes les saveurs de la viande sauvage. Pour le foie gras poêlé, il suffit de mélanger une petite portion d’épices avec un peu de farine, et d’y enfariner très légèrement les morceaux. Les mêmes épices peuvent être déposées sur le magret, côté peau.
TROIS — La purée de pommes de terre, je trouve ça affreusement ennuyant. Pourtant, quand on l’assaisonne de fromage, c’est nettement mieux. Le Riopelle de l’Isle, de la Société Coopérative Agricole de l’Isle-aux-Grues, apporte un côté doux et crémeux à la pomme de terre. Ajoutez-le à votre purée, en petits morceaux, croûte comprise. Avec le beurre, le lait chaud, le sel et le poivre, la recette sera parfaite.
QUATRE — Le balsamique a été utilisé à toutes les sauces, pour les vinaigrettes et la décoration des assiettes tout autant. Question de faire différent, et de mieux marier les goûts, exit le caramel de balsamique. L’heure est maintenant au caramel de Banyuls. Pour le réaliser, il suffit de faire réduire environ une tasse de Banyuls, un vin doux naturel, additionné d’une cuillère à soupe de sucre jusqu’à la consistance d’un sirop épais. Ce caramel sera d’une belle couleur bourgogne et pourra garnir une assiette en toute simplicité, parfaitement à propos avec les viandes sauvages.
CINQ — Une sauce au beurre, c’est fantastique! LE plat parfait n’est assurément pas diète. Pour avoir une sauce onctueuse, il suffit d’y mettre un peu… de beurre. À la fin de la cuisson de votre sauce, acceptez d’y jeter une ou deux cuillères à soupe de beurre froid, en remuant au fouet. Les calories grimperont en flèche, mais le goût également.